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La poule du curé et la ruse du malin

 

Tu te lèveras comme tous les matins pour vaquer à tes activités quotidiennes, tu n’en auras même plus conscience. Tu regarderas les gens autour de toi marcher, courir et s’enfuir, tu n’en auras plus conscience. Tu rigoleras par habitude, la vie est ainsi faite, celui qui ne rît pas est quelqu’un qui est en dépression, tu n'auras plus conscience de rire pour le plaisir de l’acte accompli mais bien par sympathie.

 Les jours passeront comme des voitures partout autour de toi, tu auras connu tout ce qui est à connaître sur cette Terre que ce soit en mal ou en bien, puis ! Un jour, tu te réveilleras jeune de la vieillesse que tu constateras partout autour de toi. Dieu que le temps passe, tes amis seront tous vieux, desséchés et désœuvrés par une vie qui passe et qui les auras tabassés par la jalousie de celui ou celle pour qui les choses se seront un peu, juste un peu moins bien passées. Dieu qu’il fait sombre, la vie est parfois si sale qu’on dirait qu’il fait nuit en plein jour et j’ai tellement froid…à devoir sans cesse escalader cette montagne de souffrance tout en faignant les évidences ! Si Dieu est dans les détails, le malin constitue le reste du tableau!

Ha Ha Ha, justement le malin quant à son quotidien, agile et rusé rode comme le renard tapis dans les feuilles d’automne, de cette couleur roussie qu’est la feuille en cette saison tout comme l’est la fourrure du renard, il en profitera pour attirer sur le parvis du curé, la poule pondeuse qui de son gosier ouvert par le renard rusé, juste devant la porte du représentant de Dieu, la pauvre faisant tant et tant de bruits que cela poussera le curé à ouvrir la porte de la maison de Dieu laissant ce faisant entrer le malin en son sein ! Dieu que le diable est malin.

S’élevant de la marre de sang qu’était auparavant la poule du bon Dieu, le diable prit forme sans hésiter une seconde sous les douze coups de minuit retentissant en pleine détresse, pour signaler au représentant de commerce se voulant homme de Dieu d’aller se coucher dans son lit d’or cousu par la pauvreté forcenée de sa confrérie pour ne plus jamais se réveiller ! Les gamins comprendront dit le Diable au curé en guise de leçon... Puis, comme toujours depuis que le monde est monde, le malin reparti de la même manière qu'il était arrivé, si bien que les regards indiscrets voulant assister jusqu'à la dernière miette du spectacle, en ont attrapé un œil de verre, les poussant au silence et ce, à jamais…

 


 

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