jeudi 15 août 2019

De la basse candeur du 21ème...


Les nuits passeront les unes après les autres faisant fuir le jour sur une planète Terre à présent occupée par un cimetière de molécules où triomphe d’un éclat sanglant le royaume des morts. Il ne reste des plaines de la honte humaine que le souvenir de tant et tant de conflits, de corps meurtris par la bêtise et la cupidité du délire mondain, de vouloir connaitre une croissance sociétaire infinie sur une Terre pourtant bien délimitée depuis la nuit des temps. Les rêves de grandeurs d’une minorité de mégalomaniaques auront eu raison du lendemain de cette civilisation.

 A présent les Hommes sont bien assagis quand de leurs corps tombant en poussière, ils se dissolvent dans l’eau de mer, mélangés les uns aux autres sans aucune différence de couleurs, sans doute comprennent-ils enfin que la seule chose qui leurs ne fut jamais demandée sur cette planète eut été de réussir à vivre ensemble. Époque éclatante où le Malin danse sur les mains en regardant le monde du Très Haut tomber en miettes sous le poids de la vanité des hommes milliardaires en monnaie de singe, individus qui furent incapables de percevoir que c’est en faisant le bien que l’on devient quelqu’un de bon et non, en méprisant et en écrasant les plus faibles que l’on s’offre une place au paradis que ce dernier existe ou non.

De cette Terre que connu l’Homme, il ne reste que le tourbillon des océans démontés touchant les cieux et rappelant de la sorte aux derniers survivants de la race humaine, qu’en crachant en l’air on ne peut que se cracher dessus. En guise de sol où se dressait auparavant leur ivresse architecturale composée de gratte-ciels, la terre s’écarte en chaque instant comme un pain qui se déchire en son milieu, laissant jaillir les flammes de l’enfer et la roche en fusion qui réduit en cendres tant de corps tombant à tout jamais dans les entrailles de la damnation. Ceux qui peuvent encore l’entendre comprennent qu’en se prenant pour Dieu, l’homme finit comme tant de fois au cours de son évolution par être dévoré par l’ambition galopante des plus riches au détriment des plus pauvres.  L’avenir de notre civilisation fut mis à mal par le sacre du narcissisme, de l’égocentrisme et de l’individualisme des plus forts mais également, il faut bien l’admettre, par la passivité et le non interventionnisme des plus faibles.

Le genre humain du 21ème siècle se sera senti du haut de sa candeur interconnectée comme étant bien au-dessus des lois de la nature. Certes, il fut capable d’inventer maintes et maintes choses comme la science qui lui aura permis de faire croitre sa longévité de vie ou de partir à la conquête des étoiles. Malheureusement, il oublia dans sa quête de vitesse sociétaire de conserver une morale et une philosophie de vie, au-delà de ce désir bien humain de ne se sentir vivre et de n’exister que dans le regard des autres, sans compter le fait de vouloir à tout prix repousser le plus loin possible sa propre mort dans une quête perdue dans la recherche de l’immortalité. Cette civilisation aura fait proliférer bien plus de guerres que de rêves, en faisant preuve d’une barbarie sanguinaire, rependant les génocides et les tueries de masses, tout en banalisant la chose d’une manière sordide, faisant du « Bon Blanc » un individu soi-disant supérieur qui aurait été capable de tout mais jamais coupable de rien ! Cet individu « le Bon Blanc » aura notamment anéantis toutes les autres ethnies de la race humaine, en prenant un malin plaisir à tuer tout ce qui ne lui ressemblait pas, faisant rimer la croyance en un Dieu comme une justification tout droit tombée du ciel, permettant à elle seule de faire sortir le pire de ce qu’il y a dans l’Homme en faisant de notre civilisation, l’une des plus barbares que ne connut jamais le règne animal. 

dimanche 28 avril 2019

Vous les riches !


Bourgeois ! Ta vie est cousue de files d’or sur le manteau de la misère humaine. Tu regardes le pauvre dans la complaisance de tes beaux vêtements en apprenant fermement à tes enfants à ne pas finir comme tous ces êtres airant, ces moins que rien, ces ratés, ces fainéants. Et pourtant !


Tu te moques de la pauvreté comme d’une chose dont il faut impérativement se prémunir. Tu ne respectes rien si ce n’est la couleur de l’argent et tu sembles incapable d’ouvrir ta bourse et ton cœur pour répandre un soupçon de bonheur sur cette Terre. Tu fais de l’exploitation de l’autre la seule et unique façon de concevoir ta propre réussite, tout en te détachant un maximum de la prise de conscience de cette forme d’esclavage moderne que tu commets sans même t’en rendre compte. Quand tu fais partie de la « crème de la crème », tu vas jusqu’au point de faire des dons conséquents à des œuvres de charité pour te donner bonne conscience, en niant ce manège inhumain des êtres mis aux fers par une société dont tu es pourtant un des actionnaires principaux.


 Tu n’accordes aucune pitié à la race humaine et encore moins à tout ce qui ressort du monde animal. Tu penses être arrivé au sommet de l’évolution ce qui ne t’empêche nullement de saccager totalement l’écosystème. Tu brûles la terre, pollues les cours d’eaux et tu empoisonnes notre nourriture. Il serait utile pour nous de savoir de quelle manière stupéfiante tu peux bien t’y prendre pour nourrir ta progéniture sans la souiller par tous ces produits chimiques que tu fabriques et qui rongent notre corps ; nous le peuple, assujetti par la convoitise des apparats que tu agites sous nos yeux, telles qu’une voiture de luxe, un yacht ou une demeure sans fin, pour appâter de la sorte les plus faibles d’entre nous comme des poissons qui finiront forcément par mordre à l’appât scintillant de mille feux dans les eaux saumâtres où, ces derniers se bâteront les uns contre les autres pour s’emparer du luxe que tu exhibes comme une raison d’être et qui aura raison de leurs peaux. Puis, tu diras à tes enfants instruits qu’il s’agit là du plus bel exemple de la sélection naturelle.


 Quand bien même nous échapperions à ta pêche à la ligne, une fois que nous aurons gobés tes propos et tes promesses, nous serons mis au bagne dans un système que tu ne comprends même pas intrinsèquement mais dont tu es le gardien depuis que tu en possèdes les clés ; déposées dans ton landau au travers d’un héritage familial dont tu es le dépositaire, sans avoir du faire preuve d’une quelconque forme de mérite si ce n’est au travers de ta naissance grâce à laquelle tu fus placé au sommet d’une pyramide couverte de notre sang, nous le peuple, où toi et les tiens, vous demeurez perchés en ayant la main mise sur les richesses de notre planète. Vous avez poussé le vice jusqu’à nous faire payer notre eau de source que vous avez mise en bouteilles pour assurer la pérennité de votre empire, conquis par la force et insufflée par la peur face à laquelle vous ne tiendriez pas cinq secondes si nous vous traitions comme vous nous avez traités jusqu’à ce jour.


Nous le peuple, nous nous réveillons peu à peu d’un coma qui aura duré des décennies et durant lesquelles vous, les riches, vous aurez réussi à ruiner et détruire tout ce qui symbolisait la vie sur notre planète, en nous rendant aussi livide qu’un poulet qui va finir en « Nuggets ». Sachez à présent que la servitude dont nous avons fait preuve finira par connaitre son terme. Nous ne nous proclamons pas comme étant des « Justes » mais bien comme étant nourrit par le désir de vivre une vie saine et libre sur cette planète qui finalement ne vous appartient pas plus qu’à nous. De notre côté, nous sommes coupables de notre passivité et de notre laxisme et de ce fait, nous reconnaissons également notre part de responsabilités dans l’état actuel du monde. Cela étant, nous ne demeurerons pas jusqu’à la fin des temps comme les victimes corolaires de votre gourmandise et de votre avarice.


Nous n’utiliserons pas les poings pour gagner notre cause mais bien les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal grâce auxquels, nous ouvrirons les yeux de nos semblables sur notre condition réelle et comme nous sommes déjà au fait que l’union fait la force et que nous sommes ultra majoritaire à périr sans raison, nous nous efforcerons sans relâche d’éduquer les plus jeunes d’entre nous, tout comme les plus vieux dans une moindre mesure, dans le but de reconquérir nos droits d’individus nés libres et égaux sur une planète où nous voulons pouvoir circuler tout aussi librement. Évidemment, nous savons que « le savoir est une arme » et qu’elle fait encore bien plus de dégâts que de nous comporter en misérables uniquement habiles de notre rage qui serait motrice de nos poings, en répondant de la sorte à vos espérances les plus profondes et en faisant usage de la force brute, ce qui ne ferait que de nous voir condamnés par l’utilisation néfaste de notre haine plutôt que du savoir pour regagner nos droits sur cette planète.


 Si par malheur nous ne trouvions aucune écoute auprès de vous, nous ferons comprendre à votre progéniture les  « monstres » que vous êtes réellement, en les instruisant sur la manière dont vous nous avez rendu serviles quand ce n’est pas purement et simplement en nous traitant comme des esclaves… Dites-vous bien que nous n’en sommes pas arrivés là du jour au lendemain et que si vous vous êtes montrés capables de nous tuer par millions au cours de notre pseudo « évolution », nous nous montrerons tout aussi capables d’être acerbes en ce qui concerne la défense de nos droits en permettant à la foule des plus petits de grandir sous des auspices de bonnes espérances. Nous avons su apprendre de votre histoire que le pire ennemi est un ennemi intérieur et qu’il n’y a rien de plus difficile que de faire obéir un enfant qui ne souhaite que la désobéissante comme moteur de vie. En somme, nous nous montrerons également capables de retourner la chair de votre chair contre vous si, notre chair périssant par votre faute est réellement la seule chose qui a de l’importance à vos yeux dans votre vie.


Garnements de tous âges ! Rejoignez-nous ! Il ne nous reste que peu de temps…

mardi 29 janvier 2019

Vous me rejoindrez...



Soudain, surgit dans ma mémoire des spectres de mon passé venu dévorer mon âme en compensation du mal que je leurs ai fait. J’aimerais vous dire que cette histoire va bien se terminer mais je dois à présent payer la somme de mes erreurs passées car oui, j’ai tué.

Il n’y aura donc aucune fanfare au jour de ma mort.  Les étoiles resteront bien en place et la lune ne partira pas se coucher de bonne heure. Les églises resteront silencieuses au passage de mon cadavre démembré et aucune messe ne sera prononcée. Je n’ai nul besoin de votre pitié. Cachés derrière votre écran vous ne valûtes pas plus que moi, je parlerai de vos noms dans le royaume des morts. Là, où une place de choix sera réservée aux traîtres que vous êtes, pourvu d’une langue de vipère quand vous êtes en groupe mais toutefois plus taiseux que mile tombeaux, quand il s’agit de vous justifier du haut de votre singularité.

Nous nous reverrons. Nous nous reverrons dans les limbes de l’oubli. Ce n’est pas une promesse, c’est un fait établi. Je pars en premiers dans les méandres de l’horreur où vous m’envoyez sans même un jugement. Ne vous y trompez pas pour la cause, j’accepte cette pénitence sans même éprouver le besoin de mettre le genou à terre, simplement parce que je ne fais que de prendre de l’avance pour tapisser les pavés que vous foulerez bien après moi. Je pars en tête parsemer ces derniers d’épines, de clous et de sels, pour vous accueillir nu comme des vers en ma future demeure où même vos sanglots de bébé feront sourire les pavés salés. Damnées vous êtes, damnés vous resterez.

Réveillez vos dieux, vos sorcières et votre magie noir. Même votre Jésus n’a pas survécu à la vie et vous ne pourrez pas vous cachez pour l’éternité dans le royaume des Dieux. Vous comprenez tout encore moins vite qu’un lépreux qui a perdu ses deux bras et qui sait qu’il ne pourra plus jamais écrire. Vous me faites pitié et c’est pour cette raison que je ne réclame pas la vôtre.

Tu te souviendras peut-être de la petite grosse du premier rang qui puait la mort et qui sentait le hareng. Tu apprendras qu’elle s’est suicidée à l’âge de 28 ans. Après avoir été harcelée toute sa vie parce qu’elle était grosse et laide. Une de plus tombée sous le joug de la sélection naturelle penseras tu du haut de ta science. Tu te souviendras de toutes ces fois où tu as posé tes yeux sur elle en pensant très fort : « mais bah ! Bah que tu es laide ! Comment oses tu sortir de chez toi avec un physique comme le tien !? ». Alors, tu détourneras ton regard de ton écran pendant un instant en pensant très fort, ce n’était pas moi. Tu feras comme tous les autres, comme toutes les autres vipères en cherchant un coupable partout excepté dans ta propre vie. Et pourtant, je ne renvoie la faute que sur moi puisque nous nous reverrons dans l’au-delà. Cette petite grosse m’a écrit une lettre que sa mère est venue déposée sur le pas de ma porte sans même prendre le temps de sonner, sans oser me regarder, moi, nous, eux, assassins de sa fille.

Je pars de mon propre grée en allumant un simple Zippo dans une pompe à essence. Quitte à avoir été un merdeux, autant l’être jusqu'au bout. Je pars prier pour vous. Je pars demander pardon pour vous au Démon Suprême, n’en croyez pas un traître mot. Je pars avant vous car je sais qui vous êtes et je sais également que le mal réside en vous et nulle part ailleurs. C’est pour cette raison que je n’ai pas peur. Vous quittez, c’est fuir le mal.

A présent, je vous laisse. Je pars à la recherche d’une malheureuse étoile. Je pars à la recherche d’une pauvre âme dans le royaume des morts mais comme tout a un prix, ne pensez pas pour autant que les choses se passeront si simplement. Certes, je meurs avant vous mais : damnés vous êtes, damnés vous resterez…





dimanche 13 janvier 2019

Hurle ! Humanité !


A hurler ! Crier ! Vociférer ! Scander que l’humanité est emprunte d’une bonté intrinsèque, ceux là n’ont sans doute jamais voyagé au travers d’un livre d’histoire. Certes, il n’y en a pas qu’un mais rien qu’en faisant référence au Moyen Age, l’histoire de l’homme et plus largement de l’humanité peut se résumer symboliquement sous la forme d’un parchemin de dégoût, écrit à la va vite sur une peau humaine ou bestiale arrachée à l’emporte pièce sur une âme laissée pour morte, dans les recoins d'une ruelle sombre. Face à l’agonie de cet être ou de cette bête allant connaitre peu à peu la souffrance de mort, même les pierres chaudes seront meurtries par leur impuissance inorganique, spectatrices de cette scène désolante, dégueulasse et interminable ; reflétant en tout points ce dont l'homme est capable: meurtres, barbaries, génocides et j'en passe...




Alors !  Saints et crédules parleront de l’évolution grandiloquente de l’humanité devant justifier à elle seule la somme de nos atrocités passées, présente et à venir, commisses par l’unique faute de notre ignorance originelle ; de l’absence d’un mode d’emploi façon IKEA, qui nous aurait permis de comprendre l’essence de la vie sans ressentir le besoin de verser de l’essence sur autrui ! Par l’absence de « savoir », l’homme est capable de se nourrir l’âme de la vue d’un corps qui crame… C’est pour la science ! Scandera le père de son doigt rédempteur, tendu vers le ciel tout comme sa toge immaculée, bombée par le chapiteau bâti à quelques pas du sol, entre ce qui fait qu’il est lui et dur, et la bouche d’un enfant désirant à tout prix ne pas connaitre l’enfer dont parle si souvent ce père aimant…




 L’humanité colonise depuis la nuit des temps son propre corps, son propre territoire et sa propre semence, désireuse de partir à la conquête des cieux à la recherche de notre Dieu. A l’heure actuelle, un club de milliardaires en mal de vivre a construit une sorte de suppositoire spatial devant leurs permettre de réaliser un peu plus cet objectif illusoire. Malheureusement, cette fusée devant symboliser l’apogée de la pseudo science et de la pseudo connaissance à laquelle nous sommes sensés être arrivés, ne fait que de camoufler l’appétit des sens de ces êtres voraces ; de ces « tas de frics sur pattes », voulant avant tout « quêter » dans un con en apesanteur, bien avant de partir à la conquête de quoi que ce soit…




De grâce, si un ingénieur lit ces lignes, construisez leurs un simulateur leurs permettant de ressentir traits pour traits les sensations que leur offrirait ce suppositoire spatial, sans que nous soyons obligés de tous y passer ! Ils pissent sur Mère Nature pour enrichir leur projet, si bien que Dame Nature va peu à peu se venger, sur l’entièreté de l’humanité ! Bâtissez leurs une boite de conserve grandeur nature, enfuie dans un bunker en Alaska, montée sur vérins et dotées d’écrans 4k ! Ces individus peu valeureux veulent se vider la « tête » et connaitre l’espace… Alors ! Surtout, n’oubliez pas les pétasses !