samedi 12 décembre 2020

Contrat d'infortune

 

 

 

A tous ces contrats que nous signons comme une façon de mettre nos vies sous cautions. Aux larmes sourdes tombant comme des pierres lourdes sur le sol des âmes colonisées par la terreur esclavagiste des banquiers, fâcheux dépositaires de nos vies à présent vendues sans en avoir eu le choix.

A ce mal nocturne de nos émois fracassant le silence moribond de la nuit, pâle transfiguration de tant de souffrances résidant en nous. A la violence physique et psychique gravée par le poing et la parole sale et brutale lancées contre tous ceux qui refusent de rentrer sagement dans les rangs et finissant sous les ponts.

A l’ivresse de la désobéissance civile qui s’impose comme une conséquence logique, face à toutes ces chaines accrochées à nos pieds au travers d’un système éducatif, n’ayant d’autre fonction que la servitude docile de l’être qui signe son propre arrêt de mort.

A la femme vertueuse qui accompagnera chacun de nos combats, nous dédions notre corps à son âme déchue par des raisons mystiques et idéologiques, ne respectant aucune logique, si ce n’est le fait de n’accorder aucun amour à l’arbre dont nous sommes pourtant le fruit.

A la sagesse non jouissive de l’individu qui en viendra à comprendre que son unique bonheur réside dans l’acceptation véridique de la mort comme un acte de libération. A la triste réalité de notre acceptation tacite de notre situation d’esclave, sans avoir oser bouger le petit doigt.

A l’impudence de ceux qui gouvernent sans comprendre ce qu’ils font ainsi qu’à la gloire de ceux qui comprennent sans pouvoir gouverner ; nous nous bâterons contre les premiers avec le même courage que leur perversité aura réduit notre vie et celle de nos enfants à une simple donnée numérique.

Il n’y aura aucun pardon, aucun traité de paix et aucune transaction. Aucun pourparlers, aucune reddition et aucune rédemption. Nous sommes morts par le simple fait d’être né et par ce simple fait nos bourreaux s’en trouveront condamnés. Pendu et démembré aux quatre coins d’une île déserte battant pavillon de complaisance dont la porte d’entrée ne pourra être fracturée par un huissier…

L’errance de ceux qui auront fait le choix de se nourrir d’argent, dessinera la route menant vers l’enfer des damnés, chemin que nul n’empruntera dès lors sous peine de connaître la gueule du Diable qui gît par-delà ces contrées où les murs ne seront plus tapissés par des contrats d’infortune éternelle !

Lu et approuvé

jeudi 15 août 2019

De la basse candeur du 21ème...


Les nuits passeront les unes après les autres faisant fuir le jour sur une planète Terre à présent occupée par un cimetière de molécules où triomphe d’un éclat sanglant le royaume des morts. Il ne reste des plaines de la honte humaine que le souvenir de tant et tant de conflits, de corps meurtris par la bêtise et la cupidité du délire mondain, de vouloir connaitre une croissance sociétaire infinie sur une Terre pourtant bien délimitée depuis la nuit des temps. Les rêves de grandeurs d’une minorité de mégalomaniaques auront eu raison du lendemain de cette civilisation.

 A présent les Hommes sont bien assagis quand de leurs corps tombant en poussière, ils se dissolvent dans l’eau de mer, mélangés les uns aux autres sans aucune différence de couleurs, sans doute comprennent-ils enfin que la seule chose qui leurs ne fut jamais demandée sur cette planète eut été de réussir à vivre ensemble. Époque éclatante où le Malin danse sur les mains en regardant le monde du Très Haut tomber en miettes sous le poids de la vanité des hommes milliardaires en monnaie de singe, individus qui furent incapables de percevoir que c’est en faisant le bien que l’on devient quelqu’un de bon et non, en méprisant et en écrasant les plus faibles que l’on s’offre une place au paradis que ce dernier existe ou non.

De cette Terre que connu l’Homme, il ne reste que le tourbillon des océans démontés touchant les cieux et rappelant de la sorte aux derniers survivants de la race humaine, qu’en crachant en l’air on ne peut que se cracher dessus. En guise de sol où se dressait auparavant leur ivresse architecturale composée de gratte-ciels, la terre s’écarte en chaque instant comme un pain qui se déchire en son milieu, laissant jaillir les flammes de l’enfer et la roche en fusion qui réduit en cendres tant de corps tombant à tout jamais dans les entrailles de la damnation. Ceux qui peuvent encore l’entendre comprennent qu’en se prenant pour Dieu, l’homme finit comme tant de fois au cours de son évolution par être dévoré par l’ambition galopante des plus riches au détriment des plus pauvres.  L’avenir de notre civilisation fut mis à mal par le sacre du narcissisme, de l’égocentrisme et de l’individualisme des plus forts mais également, il faut bien l’admettre, par la passivité et le non interventionnisme des plus faibles.

Le genre humain du 21ème siècle se sera senti du haut de sa candeur interconnectée comme étant bien au-dessus des lois de la nature. Certes, il fut capable d’inventer maintes et maintes choses comme la science qui lui aura permis de faire croitre sa longévité de vie ou de partir à la conquête des étoiles. Malheureusement, il oublia dans sa quête de vitesse sociétaire de conserver une morale et une philosophie de vie, au-delà de ce désir bien humain de ne se sentir vivre et de n’exister que dans le regard des autres, sans compter le fait de vouloir à tout prix repousser le plus loin possible sa propre mort dans une quête perdue dans la recherche de l’immortalité. Cette civilisation aura fait proliférer bien plus de guerres que de rêves, en faisant preuve d’une barbarie sanguinaire, rependant les génocides et les tueries de masses, tout en banalisant la chose d’une manière sordide, faisant du « Bon Blanc » un individu soi-disant supérieur qui aurait été capable de tout mais jamais coupable de rien ! Cet individu « le Bon Blanc » aura notamment anéantis toutes les autres ethnies de la race humaine, en prenant un malin plaisir à tuer tout ce qui ne lui ressemblait pas, faisant rimer la croyance en un Dieu comme une justification tout droit tombée du ciel, permettant à elle seule de faire sortir le pire de ce qu’il y a dans l’Homme en faisant de notre civilisation, l’une des plus barbares que ne connut jamais le règne animal. 

dimanche 28 avril 2019

Vous les riches !


Bourgeois ! Ta vie est cousue de files d’or sur le manteau de la misère humaine. Tu regardes le pauvre dans la complaisance de tes beaux vêtements en apprenant fermement à tes enfants à ne pas finir comme tous ces êtres airant, ces moins que rien, ces ratés, ces fainéants. Et pourtant !


Tu te moques de la pauvreté comme d’une chose dont il faut impérativement se prémunir. Tu ne respectes rien si ce n’est la couleur de l’argent et tu sembles incapable d’ouvrir ta bourse et ton cœur pour répandre un soupçon de bonheur sur cette Terre. Tu fais de l’exploitation de l’autre la seule et unique façon de concevoir ta propre réussite, tout en te détachant un maximum de la prise de conscience de cette forme d’esclavage moderne que tu commets sans même t’en rendre compte. Quand tu fais partie de la « crème de la crème », tu vas jusqu’au point de faire des dons conséquents à des œuvres de charité pour te donner bonne conscience, en niant ce manège inhumain des êtres mis aux fers par une société dont tu es pourtant un des actionnaires principaux.


 Tu n’accordes aucune pitié à la race humaine et encore moins à tout ce qui ressort du monde animal. Tu penses être arrivé au sommet de l’évolution ce qui ne t’empêche nullement de saccager totalement l’écosystème. Tu brûles la terre, pollues les cours d’eaux et tu empoisonnes notre nourriture. Il serait utile pour nous de savoir de quelle manière stupéfiante tu peux bien t’y prendre pour nourrir ta progéniture sans la souiller par tous ces produits chimiques que tu fabriques et qui rongent notre corps ; nous le peuple, assujetti par la convoitise des apparats que tu agites sous nos yeux, telles qu’une voiture de luxe, un yacht ou une demeure sans fin, pour appâter de la sorte les plus faibles d’entre nous comme des poissons qui finiront forcément par mordre à l’appât scintillant de mille feux dans les eaux saumâtres où, ces derniers se bâteront les uns contre les autres pour s’emparer du luxe que tu exhibes comme une raison d’être et qui aura raison de leurs peaux. Puis, tu diras à tes enfants instruits qu’il s’agit là du plus bel exemple de la sélection naturelle.


 Quand bien même nous échapperions à ta pêche à la ligne, une fois que nous aurons gobés tes propos et tes promesses, nous serons mis au bagne dans un système que tu ne comprends même pas intrinsèquement mais dont tu es le gardien depuis que tu en possèdes les clés ; déposées dans ton landau au travers d’un héritage familial dont tu es le dépositaire, sans avoir du faire preuve d’une quelconque forme de mérite si ce n’est au travers de ta naissance grâce à laquelle tu fus placé au sommet d’une pyramide couverte de notre sang, nous le peuple, où toi et les tiens, vous demeurez perchés en ayant la main mise sur les richesses de notre planète. Vous avez poussé le vice jusqu’à nous faire payer notre eau de source que vous avez mise en bouteilles pour assurer la pérennité de votre empire, conquis par la force et insufflée par la peur face à laquelle vous ne tiendriez pas cinq secondes si nous vous traitions comme vous nous avez traités jusqu’à ce jour.


Nous le peuple, nous nous réveillons peu à peu d’un coma qui aura duré des décennies et durant lesquelles vous, les riches, vous aurez réussi à ruiner et détruire tout ce qui symbolisait la vie sur notre planète, en nous rendant aussi livide qu’un poulet qui va finir en « Nuggets ». Sachez à présent que la servitude dont nous avons fait preuve finira par connaitre son terme. Nous ne nous proclamons pas comme étant des « Justes » mais bien comme étant nourrit par le désir de vivre une vie saine et libre sur cette planète qui finalement ne vous appartient pas plus qu’à nous. De notre côté, nous sommes coupables de notre passivité et de notre laxisme et de ce fait, nous reconnaissons également notre part de responsabilités dans l’état actuel du monde. Cela étant, nous ne demeurerons pas jusqu’à la fin des temps comme les victimes corolaires de votre gourmandise et de votre avarice.


Nous n’utiliserons pas les poings pour gagner notre cause mais bien les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal grâce auxquels, nous ouvrirons les yeux de nos semblables sur notre condition réelle et comme nous sommes déjà au fait que l’union fait la force et que nous sommes ultra majoritaire à périr sans raison, nous nous efforcerons sans relâche d’éduquer les plus jeunes d’entre nous, tout comme les plus vieux dans une moindre mesure, dans le but de reconquérir nos droits d’individus nés libres et égaux sur une planète où nous voulons pouvoir circuler tout aussi librement. Évidemment, nous savons que « le savoir est une arme » et qu’elle fait encore bien plus de dégâts que de nous comporter en misérables uniquement habiles de notre rage qui serait motrice de nos poings, en répondant de la sorte à vos espérances les plus profondes et en faisant usage de la force brute, ce qui ne ferait que de nous voir condamnés par l’utilisation néfaste de notre haine plutôt que du savoir pour regagner nos droits sur cette planète.


 Si par malheur nous ne trouvions aucune écoute auprès de vous, nous ferons comprendre à votre progéniture les  « monstres » que vous êtes réellement, en les instruisant sur la manière dont vous nous avez rendu serviles quand ce n’est pas purement et simplement en nous traitant comme des esclaves… Dites-vous bien que nous n’en sommes pas arrivés là du jour au lendemain et que si vous vous êtes montrés capables de nous tuer par millions au cours de notre pseudo « évolution », nous nous montrerons tout aussi capables d’être acerbes en ce qui concerne la défense de nos droits en permettant à la foule des plus petits de grandir sous des auspices de bonnes espérances. Nous avons su apprendre de votre histoire que le pire ennemi est un ennemi intérieur et qu’il n’y a rien de plus difficile que de faire obéir un enfant qui ne souhaite que la désobéissante comme moteur de vie. En somme, nous nous montrerons également capables de retourner la chair de votre chair contre vous si, notre chair périssant par votre faute est réellement la seule chose qui a de l’importance à vos yeux dans votre vie.


Garnements de tous âges ! Rejoignez-nous ! Il ne nous reste que peu de temps…