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Articles

La solitude de l'homme du phare

  Sa solitude était si profonde qu’il ne désirait plus rien si ce n’est entendre la voix d’un être… Sa dernière demande n’eut pas été d’entendre Dieu et de pouvoir lui parler dans le fond des yeux mais, il réclamait de la plus tendre des manières qu’une voix qui vive lui réponde dans le silence moribond que connaissent parfois nos cœurs délaissés, là-haut, dans les phares d’où sont guidés les bateaux ballotés dans les tempêtes qu’il faut pourtant savoir aiguiller en homme simple qu’il était. Il s’ensuit que dans une sorte de mal insidieux qui ronge l’intérieur d'un corps qui tremble ; un corps submergé par la cristallisation des sens, un mal si profond qu’on hésiterait à lui donner un nom en langue française se montrant parfois trop faible de quelques syllabes…pour refléter l’état de délabrement de cet homme du phare rongé par ses responsabilités et par le poids du silence. Sans équivoque, notre ermite de la tour de pierre ne sait que trop bien que la flamme du phare doit conti...

Comme une misère intérieure

  Écoute ! Écoute ! Dans le regard de tes enfants il y a comme une misère intérieure qui ne comprend pas le chemin que la vie prend. Regarde ! Cette somme de gosses vêtus du manteau de la vieillisse tapisser la réalité de leur ignorance dans l’ensemble des médias. Ceux-là auront eu l'idée de faire de la politique bien avant toi. Entend ! Crier les corps qui tombent sur le sol, nu comme la pauvreté de ce qu’ils furent ; des êtres n’ayant même pas eu le droit d’exister. Il n'y a pas de règle à la guerre comme le fait de mourir au milieu de tires croisés. Oublie ! La vertu que tu serais prêt à prendre pour épouse car sur cette planète, tout n’est qu’hypocrisie collective. Garde tes amis proches, et surtout garde tes ennemis encore plus proches! Prie ! Ici tout est possible tout comme l’homme mi mouton, mi singe savant, déchiquète la branche sur laquelle il est pourtant assis pour se convaincre qu’il a une scie en main. L'homme semble incapable d'appr...

Contrat d'infortune

      A tous ces contrats que nous signons comme une façon de mettre nos vies sous cautions. Aux larmes sourdes tombant comme des pierres lourdes sur le sol des âmes colonisées par la terreur esclavagiste des banquiers, fâcheux dépositaires de nos vies à présent vendues sans en avoir eu le choix. A ce mal nocturne de nos émois fracassant le silence moribond de la nuit, pâle transfiguration de tant de souffrances résidant en nous. A la violence physique et psychique gravée par le poing et la parole sale et brutale lancées contre tous ceux qui refusent de rentrer sagement dans les rangs et finissant sous les ponts. A l’ivresse de la désobéissance civile qui s’impose comme une conséquence logique, face à toutes ces chaines accrochées à nos pieds au travers d’un système éducatif, n’ayant d’autre fonction que la servitude docile de l’être qui signe son propre arrêt de mort. A la femme vertueuse qui accompagnera chacun de nos combats, nous dédions notre corps à son âme ...