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Les âmes grises

 

   

    Puis un jour sans un sou, riche de la sagesse de n’avoir succombé au va-tout de ma triste jeunesse, je ne voulais en adulte résistant qu’une seule chose, celle qu’à l’endroit de mon cœur délaissé une âme bienveillante vienne y toquer. Suis-je le soldat inconnu de la somme de tous les facteurs perdus dans une équation ne pouvant démontrer, l’envers du décors face à la méchanceté que j’affiche sans vergogne, comme la seule et unique façon de réussir à berner les âmes grises. Elles sont toujours en vogues sur des chemins sinueux avec pour seule ambition de bousiller ma gentillesse dans une sorte d’acte de bonté ! L’enfer semble pavé de bonne volonté. Cependant, restez sur vos gardes face à ma douleur affichée en ce lieux car je suis la menace efficace face aux brigands de mauvaise foi.


    Dès à présent, je souhaite faire preuve de vérité car je ne trouve aucune audace à dire que je fus tabassé par un père soumis à l’esprit du Malin, qui de sa propre mort me hante toujours d’une rancœur impudente. Je demeure un enfant seul rongé par tous les coups que j’ai du encaisser. Je déclare que malgré mes atouts, je suis suspendu au joug de la violence paternelle, n’ayant pu broyer son cou sous les frappes de mes poings acérés. J’aurais aimé de la sorte éclater mon bourreau façonné comme une porcelaine de contre-façon. Il faut dire que si cela avait du être tenu pour véridique, j’aurais une fois de plus fini seul comme un poux rongé comme une peau de chagrin sur mon crâne rasé, laissé tels un souvenir à croupir dans une geôle dont plus personne n’aurait posséder la clé. De cette manière, j’aurais peut-être fini triste comme la mort en attendant la fin de mon être déchiré.


    Serait-il paisible de mourir à l’apogée de cette mise, sans un sou en poche pour prolonger ma vie? Ne possédant pour unique bourse, que la triste récurrence de mes têtards engouffrés dans le cul mal aimé de la catin triomphante, ayant tôt fait de profiter des restes de mon âme blessée. Il faut dire que ce genre de femmes voient des cons comme moi par milliers. Puis, en tout état de cause, vous aurez peut-être compris que de ces coups reçu par mon père, je ne fais que de prolonger sa propre déchéance ! Triste sort que de reconnaître en la vie, la répétition funeste d’une partition rejouée. Sachant que la main légère de mon grand-père détesté fut également du genre à venir se fracasser sur la face de mon géniteur, dans l’idée de casser son âme pour la rendre grise...


    Malgré tout lecteur, je ne t’accorderai nullement ma confiance sous la diction des maux prononcés en ces lieux car, tu demeures anonyme comme ce virus tapis dans l’ombre de mes virgules, attendant peut-être le moment propice pour ronger la nuance de mes propos. En somme, j’afficherai toujours une laideur avérée comme l’unique façon de protéger mon existence, dans cette soupe nauséabonde que vous nommez société des gens de bonne volonté.


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