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Lettre à moi même


Tu craches ta haine, sale rengaine. Trop de potentiel que pour oser sortir au grand jour ? Trop de risques à se montrer ? Tu fais comme tous, planquer.
Génération perdue face à une horde de fossiles, refusant de trépasser comme pour se donner une seconde chance de voir le Père Noel rentrer par leurs cheminées ?
T’as fait l’unif, ton père était ouvrier, il savait poser des briques, chose que tu es incapable de faire mais rassure toi, au moins, tu sais de quoi elles sont constituées.
Réveille toi taré, ça ne te fera pas bouffer, fais comme moi, reste dans l’ombre, attends que le destin les ramènent à l’hécatombe ; les vieux sales, puant, refusant de rentrer dans la baignoire comme de leurs odeurs, ils pensent que quelque chose d’eux va rester.
Tu comprends toujours pas, je vais te l’expliquer sans poésie : tu vas passer soixante ans à produire, à amasser, à tenter de rembourser un emprunt que tu auras été obligé de contracter puis, tu seras pensionné, il te restera alors vingt ans devant toi pour restituer l’argent que tu pensais avoir gagné. Quand vieux séché, devenu raciste car t’as la haine de voir ton compte en banque fondre, pour nourrir une horde de jeunes qui, au coin d’une rue t’attendront pour te faire comprendre qu’ils savent ce que tu as voté.
T’es dégouté ? Attends, j’ai pas terminé.
Tu gagnes 900 euros par moi, t’es du genre à faire comprendre à mère Theresa que si elle cherchait Dieu, c’est parce ses parents ne l’avaient pas écouté ? Tu craches tellement ta haine que tu attires les femmes, fascinées, par un homme étrange, étranger à tous ceux qui n’ont pas su les faire vibrer ? Elles n’ont pas peur, elles se sentent de taille ? On en reparlera quand de mon cœur et de mes problèmes, elles tomberont nez à nez avec cette illusoire chimère que toutes veulent connaître à mes côtés : Ha ! Géniale, un homme à sauver ! Pour la millième fois, j’aurais cherché Dieu et non une femme si de mes capacités, je n’avais trouvé le courage de m’en sortir face à tous mes drames.


A bon entendeurs

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