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Articles

De la basse candeur du 21ème...

Les nuits passeront les unes après les autres faisant fuir le jour sur une planète Terre à présent occupée par un cimetière de molécules où triomphe d’un éclat sanglant le royaume des morts. Il ne reste des plaines de la honte humaine que le souvenir de tant et tant de conflits, de corps meurtris par la bêtise et la cupidité du délire mondain, de vouloir connaitre une croissance sociétaire infinie sur une Terre pourtant bien délimitée depuis la nuit des temps. Les rêves de grandeurs d’une minorité de mégalomaniaques auront eu raison du lendemain de cette civilisation.   A présent les Hommes sont bien assagis quand de leurs corps tombant en poussière, ils se dissolvent dans l’eau de mer, mélangés les uns aux autres sans aucune différence de couleurs, sans doute comprennent-ils enfin que la seule chose qui leurs ne fut jamais demandée sur cette planète eut été de réussir à vivre ensemble. Époque éclatante où le Malin danse sur les mains en regardant le monde du Très Haut to...

Ultra-riches! Crachez en l'air et attendez-nous

Bourgeois ! Ta vie est cousue de files d’or sur le manteau de la misère humaine. Tu regardes le pauvre dans la complaisance de tes beaux vêtements en apprenant fermement à tes enfants à ne pas finir comme tous ces êtres airant, ces moins que rien, ces ratés, ces fainéants. Et pourtant ! Tu te moques de la pauvreté comme d’une chose dont il faut impérativement se prémunir. Tu ne respectes rien si ce n’est la couleur de l’argent et tu sembles incapable d’ouvrir ta bourse et ton cœur pour répandre un soupçon de bonheur sur cette Terre. Tu fais de l’exploitation de l’autre la seule et unique façon de concevoir ta propre réussite, tout en te détachant un maximum de la prise de conscience de cette forme d’esclavage moderne que tu commets sans même t’en rendre compte. Quand tu fais partie de la « crème de la crème », tu vas jusqu’au point de faire des dons conséquents à des œuvres de charité pour te donner bonne conscience, en niant ce manège inhumain des êtres m...

Vous me rejoindrez...

Soudain, surgit dans ma mémoire des spectres de mon passé venu dévorer mon âme en compensation du mal que je leurs ai fait. J’aimerais vous dire que cette histoire va bien se terminer mais je dois à présent payer la somme de mes erreurs passées car oui, j’ai tué. Il n’y aura donc aucune fanfare au jour de ma mort.  Les étoiles resteront bien en place et la lune ne partira pas se coucher de bonne heure. Les églises resteront silencieuses au passage de mon cadavre démembré et aucune messe ne sera prononcée. Je n’ai nul besoin de votre pitié. Cachés derrière votre écran vous ne valûtes pas plus que moi, je parlerai de vos noms dans le royaume des morts. Là, où une place de choix sera réservée aux traîtres que vous êtes, pourvu d’une langue de vipère quand vous êtes en groupe mais toutefois plus taiseux que mile tombeaux, quand il s’agit de vous justifier du haut de votre singularité. Nous nous reverrons. Nous nous reverrons dans les limbes de l’oubli. Ce n’est pas une pr...

La convoitise

Tu me diras que tu n’as pas eu le choix et que c’est tes parents qui t’ont élevé comme ça. Tu en es toujours au point de miroiter dans l’assiette de ton voisin la richesse qui devrait pourtant gire dans tes yeux. Là, où tu ne trouves de réconfort face à ta pauvreté qu’au travers de la vie de l’autre, de la « star » de ton village, de ta ville ou de ce monde que tu ne conçois que par la convoitise de l'argent de ton prochain…comme en fait si bien étalage, l’homme que tu envies sans même t'en cacher. « L’argent protège… », avoueras-tu à demi-mots, dans un sanglot de l’âme propre à l’homme qui en veut toujours plus, bien au delà de ce que tu ne pourras jamais posséder face à tes propres capacités. « L’argent ruine plus qu’il n’enrichit », porterais-je à ta considération, avant que ta conscience d’enfant pourrit non gâté, ne reparte divaguer sur tous ces jouets pour adultes dont tu rêves par milliers posés aux pieds de ta cheminée.  Sans avoir poussé...

Lépreux de l'âme

Du spectacle désolant de « lépreux de l’âme », homme ou femme gisant au bout d’une corde pendue dans la forêt des damnés, il ne reste que la tristesse de leurs actes passés, une sorte de songe de ce que fut l'humanité à présent décimée. Nul n’oserait prononcer le nom de leur bourreau ni même situer l’endroit précis où se trouve cet antre de la mort ; cimetière des âmes déchues, sous peine de connaitre le gourou du « Démon des Sept Lunes de pierres » - gardien de la Démonie, petite main de l’horreur absolue dont il faut taire le nom… « Lépreux ! Lépreux ! », Scande avec éclat le Démon des Sept Lunes de pierres à ces hommes ou ces femmes basculant au bout de leurs vies : « Vous ! Riches et mécréants, vous demeurerez en ces lieux comme le reliquat de ce que fût votre espèce ! Grasse, sale et puante. Impudente de désirs sadiques et morbides sous le couvert de l’argent. Vous fûtes bannis du jardin d’Éden comme de cette planète Terre dé...