Accéder au contenu principal

Ma définition de l'amour sortant de la vingtaine...

          
        Si l’amour était un fruit, il me suffirait de le cueillir entre tes jambes pour connaître la simplicité de la jouissance. Mais, le sexe ne fait pas tout : parfum vorace qui ronge le cœur et l’âme, l’amour se nourrit aussi bien de la bonté de mes sentiments, que de ce mal que je ressens lorsque je suis englué dans la boue du désir d’autrui : l’amour est une arme à double tranchant.
 
Je ne parle plus ici du désir primaire de la chair mais de la volonté de connaître en son nom, qu’elle soit femme ou Dieu, l’ombre de la perfection : l’herbe est toujours plus verte chez son voisin. Il n’y a rien de plus difficile que de choisir son prochain.
 
         Quoi qu’il en soit, ici beaucoup tenteront de commettre une entourloupe, en se disant simplement qu’il suffit de vivre sans sa moitié. C’est bel et bien là le mal du siècle, l’individualisme dans toute sa splendeur. Mais ! Comment tenter de tisser des liens entre les deux rives d’un fleuve qui se nomme vie et mort, sans posséder la capacité de pouvoir se dédoubler ? Je pense que la réponse est simple, il suffit d’accepter sa condition d’homme ou de femme voué à périr un jour ou l’autre, et qui sans l’un et l’autre n’auront jamais connu qu’un côté de la rive. Il est un fait que notre société manque profondément d’amour et qu’en conséquence, elle n’a de cesse de partir à la dérive.
 
D’une façon plus imagée, j’en viens même à penser que si la vie était un gouffre d’une profondeur inouïe, l’amour ne pourrait être que le terreau nous permettant de refaire surface. La vue ne serait pas forcément plus belle que celle connue au fond du trou, mais dieu que la lumière est splendide quand on n’a connu que la froideur des ténèbres et l’obscurité de la nuit.
 
Cependant, l’homme n’aime pas les demi-mesures et il promet à sa belle, un amour se voulant éternel, un amour ne connaissant aucune barrière, si ce n’est la mort à part entière. Ceux-là ont sans doute encore Foix en la race humaine mais, cette crédulité les poussera vers maintes souffrances car, selon l’expression consacrée, il est une grave erreur que de mettre tous ses œufs dans le même panier.

Que nous reste-t-il alors en simple songeur ? S’épargner la souffrance du désir d’aimer ? Vivre seul et non accompagné ? Baiser à n’en plus pouvoir et cracher son venin à la face du destin ? Ou encore miser tout sur une seule personne en se disant que cette fois-ci c’est la bonne ? Nul homme ne possède cette vérité car même la haine est une façon d’aimer !
 
 

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La poule du curé et la ruse du malin

  Tu te lèveras comme tous les matins pour vaquer à tes activités quotidiennes, tu n’en auras même plus conscience. Tu regarderas les gens autour de toi marcher, courir et s’enfuir, tu n’en auras plus conscience. Tu rigoleras par habitude, la vie est ainsi faite, celui qui ne rît pas est quelqu’un qui est en dépression, tu n'auras plus conscience de rire pour le plaisir de l’acte accompli mais bien par sympathie.   Les jours passeront comme des voitures partout autour de toi, tu auras connu tout ce qui est à connaître sur cette Terre que ce soit en mal ou en bien, puis ! Un jour, tu te réveilleras jeune de la vieillesse que tu constateras partout autour de toi. Dieu que le temps passe, tes amis seront tous vieux, desséchés et désœuvrés par une vie qui passe et qui les auras tabassés par la jalousie de celui ou celle pour qui les choses se seront un peu, juste un peu moins bien passées. Dieu qu’il fait sombre, la vie est parfois si sale qu’on dirait qu’il fait nuit en ...

Adieu ma blonde, Adieu ma brune

             Je n’ai pu donner qu’un brin d’importance à la chance de pouvoir t’aduler, t’admirer sans cesse te consumer, jusqu’à en oublier l’ombre de ma volonté. J’ai ravivé plus d’un fois la flamme de notre histoire, tout en sachant que tu me conduisais tout droit vers le néant, dans cette endroit où n’existe ni le noir ni le blanc. Pour autant, je n’ai pas grandi, voyant en toi le dernier souffle de ma vie. On choisit tous notre déchéance, condamné à la décrépitude puis d’aller airer de l’autre côté. Il y a mile façons de connaître la mort, celle que tu nous proposes n’est pas la plus noble. Je ne t’en veux pas, nous devons tous assumer un quotidien parfois inhumain. Du coup, je t’ai prise au creux de ma paume, pensant que tu pourrais peut-être apporter un peu de gaîté à tous ces jours désespérés, tu m’auras rendu accro et cela, jusqu’à la dernière limite. Il y a peu, je me   suis rendu compte de la véhémence de la dépendance car, il...

Lettre apocryphe d'un déséquilibré

  Il est 10h30 heure locale. Le soleil brille déjà de plein feu sur ce monastère retiré du Bhoutan : voie de sagesse et de rédemption. Je l’attends depuis des heures, des jours, des mois, des semaines. J’attends que son cœur vienne se poser sur la délicatesse de ma détresse, sur le fleuve de ma conscience : j’ai peur. J’ai peur de mes actes passés, je suis toujours aussi effrayé par moi-même mais je ne regrette rien. J’espère simplement qu’un jour mon geste sera compris et que mes paires ne me jugeront pas, sans même m’avoir écouté au préalable. Cela étant, les années passent et la course du temps n’efface pas mes angoisses. J’ai peur d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre, j’ai peur d’avoir été jeune. Aujourd’hui, j’attends de savoir, j’attends mon jugement tout simplement. Non pas que je craigne les hommes car je les juge inaptes à pouvoir répondre de mon cas. Je parle d’une chose bien plus énigmatique et problématique que la futilité d’une ...